Expédition6 min de lecture

Données d'expédition éparpillées : ce que ça vous coûte

Vos données d'expédition sont dans 4 portails différents? Voici les 5 indicateurs à suivre chaque semaine pour arrêter de perdre de l'argent.

Vous expédiez 500 colis ou plus par mois. Vos tarifs ont l'air corrects sur papier. Mais chaque lundi, vous êtes incapable de répondre à une question toute simple : quelle route vous fait perdre de l'argent en silence?

C'est parce que vos données d'expédition sont réparties dans quatre à huit endroits. Personne n'a le temps de tout recoller. Alors les fuites continuent.

Où se cachent vraiment vos données d'expédition

La plupart des marques DTC canadiennes à qui je parle ont leurs données éparpillées dans des systèmes comme ceux-ci :

  • Le portail du transporteur (un par transporteur que vous utilisez)
  • Votre logiciel d'expédition ou votre outil d'étiquettes
  • Votre plateforme de soutien (Gorgias, Zendesk, Front) pour les billets WISMO
  • Les factures PDF ou fichiers CSV hebdomadaires
  • Le tableau de bord de votre 3PL
  • Shopify ou votre OMS pour les commandes et les retours

WISMO veut dire « Where Is My Order? », soit « Où est ma commande? ». C'est le billet qu'un client envoie quand son colis est en retard ou perdu.

Chaque système raconte un bout de l'histoire. Aucun ne raconte l'histoire complète. C'est comme essayer de lire un livre dont chaque chapitre est dans un tiroir différent.

Ce que ces angles morts vous coûtent vraiment

Quand les données sont éparpillées, trois choses arrivent. Et elles coûtent de l'argent bien réel.

Vous payez des surcharges sans vous en rendre compte. Les transporteurs ajoutent de petits frais pour la livraison résidentielle, le poids supplémentaire ou une mauvaise adresse. On appelle ça des accessoriaux. Un ou deux sur une facture, ça a l'air normal. Le même frais qui revient sur 30 % de vos colis chaque semaine, c'est un motif que vous corrigeriez en une journée si vous pouviez le voir.

Vous ratez des remboursements auxquels vous avez droit. La plupart des transporteurs canadiens ont une garantie de service. Si un colis est en retard, vous pouvez souvent réclamer un crédit. Mais il faut le repérer et faire la demande à temps. Si vos données de livraison à temps dorment dans un portail que personne ne consulte, vous laissez cet argent sur la table.

Vous choisissez vos transporteurs au feeling, pas par route. « Le transporteur A est meilleur pour le Québec, on dirait », ce n'est pas de la donnée. C'est une hypothèse. Et les hypothèses coûtent cher quand vous expédiez 500 colis ou plus par mois.

Les cinq indicateurs qui font vraiment la différence

Pas besoin d'une équipe de données. Il vous faut cinq chiffres, revus une fois par semaine. Les voici.

1. Le taux de livraison à temps par route

Pas votre taux global. Ce chiffre-là cache tout.

Découpez-le par route. Une route, c'est un trajet, par exemple Toronto vers Montréal, ou le Grand Toronto vers la ville de Québec. Un transporteur peut être excellent sur Toronto–Trois-Rivières et rater complètement Toronto–Québec. Il faut voir route par route pour agir.

2. Le coût par zone

Les zones, c'est la façon dont les transporteurs facturent la distance. La zone 1 est proche. Les zones plus élevées sont plus loin.

Suivez ce que vous payez vraiment par colis dans chaque zone, une fois toutes les surcharges incluses. Pas la grille tarifaire. Le vrai chiffre sur la facture. C'est la meilleure façon de comparer deux transporteurs honnêtement.

3. La fréquence des accessoriaux

Sur 100 colis, combien ramassent des frais supplémentaires? Et quels frais?

Si la « surcharge résidentielle » touche presque chaque commande, ça fait simplement partie de votre vrai coût. Il faut renégocier ou changer. Si la « correction d'adresse » revient sans arrêt, c'est votre formulaire de commande le problème, pas le transporteur.

4. Le taux de billets WISMO

Comptez combien de billets « où est ma commande? » vous recevez par 100 colis expédiés. Ensuite, séparez par transporteur et par route.

Un taux WISMO élevé sur une route veut souvent dire une de deux choses. Le transporteur est lent là. Ou les mises à jour du tracking sont mauvaises là. Les deux sont réparables une fois qu'on les voit.

5. La répartition des retours par origine

D'où viennent vos retours? Quels codes postaux, quelles routes, quels transporteurs les ont livrés?

Parfois, une hausse de retours n'a rien à voir avec le produit. C'est parce que les colis arrivent endommagés depuis une route précise. Vous ne verriez jamais ça sans croiser les données de retour avec les données de livraison.

À quoi ressemble la revue hebdomadaire

Voici la version simple de ce à quoi une bonne revue hebdomadaire répond :

QuestionIndicateur
Quelle route dérape?Taux à temps par route
Où est-ce que je paie vraiment plus?Coût par zone
Quelles surcharges me grugent?Fréquence des accessoriaux
Où les clients deviennent-ils nerveux?Taux WISMO par route
Les bris sont-ils liés à un transporteur?Retours par route d'origine

Quinze minutes. Cinq chiffres. Une décision par semaine : déplacer du volume, corriger un champ de données, réclamer des crédits ou renégocier une route.

Pourquoi c'est difficile sans un seul système

Vous pouvez bâtir tout ça dans un tableur. Des gens le font. Mais ça brise vite.

Les portails des transporteurs changent leurs exportations. Les factures arrivent dans des formats différents. Les étiquettes de votre plateforme de soutien ne sont pas liées aux numéros de suivi. Quelqu'un part en vacances et le fichier meurt.

Un TMS règle ça en étant le seul endroit où les étiquettes se créent et où les données se stockent. TMS veut dire Transportation Management System, un système de gestion du transport. Voyez ça comme le tableau de bord de votre auto. Le moteur, le réservoir, les pneus rapportent tous au même écran. Vous conduisez mieux parce que vous voyez tout d'un coup.

Quand chaque étiquette passe par un seul système, chaque événement de suivi, chaque surcharge et chaque billet peut être rattaché à l'expédition. Les cinq indicateurs se construisent tout seuls.

Trois actions concrètes pour cette semaine

Pas besoin de tout refaire pour commencer. Faites ces trois choses :

  1. Sortez un mois de factures. Comptez les accessoriaux par type. Vous trouverez au moins un frais récurrent que vous ne saviez pas si fréquent.
  2. Listez vos cinq principales routes. Pour une marque de la RGT ou du Québec, c'est souvent le grand Toronto, le grand Montréal, la ville de Québec, Ottawa et une route vers l'Ouest canadien. Sortez le taux à temps pour chacune.
  3. Étiquetez vos billets WISMO par transporteur. Même un tri rapide sur une semaine va vous montrer quel transporteur cause le bruit.

Une fois les chiffres visibles, les décisions deviennent évidentes. Vous arrêtez de deviner votre mix de transporteurs. Vous commencez à réclamer les crédits qui vous reviennent. Et vous attrapez la dérive des surcharges avant qu'elle devienne un quart de marge perdue.

C'est exactement le genre de vue unifiée qu'on intègre au TMS Shipply pour les marques canadiennes qui expédient dans les corridors de la RGT et du Québec. Mais que vous nous choisissiez ou non, réunissez vos cinq indicateurs au même endroit. C'est ça, la vraie victoire.