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Frais cachés de transport qui grugent votre marge DTC

Les marques DTC canadiennes perdent leur marge à cause des frais de carburant, résidentiels et de poids volumétrique. Voici quoi vérifier sur vos factures.

Vous avez signé une grille tarifaire avec un transporteur. Le tarif de base semblait correct. Puis votre facture mensuelle est arrivée, bien plus élevée que prévu, et vous ne comprenez pas pourquoi.

Si vous expédiez 500 colis ou plus par mois depuis le Grand Toronto vers le Québec, c'est votre réalité. Le tarif de base, c'est le prix affiché. La vraie facture est bourrée de frais supplémentaires qui s'empilent par-dessus. La plupart des marques ne les voient jamais avant que ça fasse mal.

Voici quels sont ces frais, comment ils s'additionnent sur un colis normal, et quoi vérifier sur votre propre facture cette semaine.

Le tarif de base n'est que le début

Pensez à votre facture de transporteur comme à une addition au restaurant. Le prix du repas, c'est le tarif de base. Ensuite viennent les taxes, le pourboire, les frais de livraison, les frais de service, et une petite ligne illisible. À la fin, le total est bien plus gros que ce que le menu annonçait.

Les transporteurs fonctionnent pareil. La grille tarifaire vous donne un chiffre par zone et par poids. La facture en ajoute plusieurs autres. Sur un colis typique de l'Ontario vers le Québec, les extras poussent souvent le coût final bien au-dessus de ce que la grille promettait.

Chaque type de frais, en mots simples

Voici les frais qui apparaissent sur les factures de colis au Canada. Chacun a une vraie raison. Chacun est aussi un endroit où vous payez plus que prévu.

Surcharge de carburant

Un pourcentage ajouté au tarif de base pour couvrir le coût du carburant. Il change chaque semaine. Les transporteurs affichent le taux courant sur leur site web, mais la plupart des expéditeurs ne le vérifient jamais. Si le diesel monte, votre expédition monte, même si rien d'autre n'a changé.

Frais de livraison résidentielle

Un frais supplémentaire pour livrer à une maison au lieu d'un commerce. Les marques DTC se font toucher par ce frais sur presque toutes les commandes. Si votre client vit dans un appartement ou une maison, ça compte comme résidentiel.

Poids volumétrique (DIM)

Le poids volumétrique veut dire que vous payez pour la taille de la boîte, pas juste le poids. Une grosse boîte légère coûte la même chose qu'une petite boîte lourde. Les transporteurs font ça parce qu'un camion manque d'espace avant de manquer de poids.

Voici la version simple. Multipliez la longueur par la largeur par la hauteur. Divisez par le facteur DIM du transporteur. Si ce chiffre est plus gros que le poids réel, vous payez pour le plus gros.

Expédiez un oreiller dans une boîte trop grande, et vous payez comme s'il pesait dix livres.

Frais de correction d'adresse

Si l'étiquette d'expédition a une faute, un numéro d'unité manquant ou un mauvais code postal, le transporteur corrige et vous facture. Celui-ci fait mal parce que c'est souvent la faute de votre panier, pas la vôtre.

Zone étendue ou livraison rurale

Certains codes postaux du Québec en dehors de Montréal, Québec et Trois-Rivières comptent comme zone étendue. Idem pour des parties du nord de l'Ontario. Le transporteur charge plus pour s'y rendre.

Signature et confirmation de livraison

Si vous demandez une signature, vous payez pour. Certains transporteurs chargent aussi pour la simple confirmation de livraison sur certains services.

Colis surdimensionné ou manutention spéciale

Les boîtes longues, lourdes ou de forme bizarre passent par une autre ligne de tri. Ça coûte extra. Si votre colis dépasse une certaine longueur ou un certain poids, le frais s'applique automatiquement.

Surcharge de haute saison

De novembre à janvier environ, les transporteurs ajoutent un frais de haute saison. Il s'applique par-dessus tout le reste. C'est celui qui ruine tranquillement la marge du Q4 des marques DTC.

TPS, TVH, TVQ

Taxe sur l'expédition elle-même. Pas exactement une surcharge, mais ça fait partie de la facture finale que vous avez peut-être oubliée en bâtissant vos prix.

Comment tout ça s'empile sur un colis Ontario-Québec

Imaginez que vous expédiez une boîte de taille moyenne de Mississauga à un client à Trois-Rivières. Voici ce qui peut atterrir sur ce seul envoi :

LigneCe qu'elle fait
Tarif de baseLe chiffre sur votre grille tarifaire
Surcharge de carburantUn pourcentage par-dessus le tarif
Frais résidentielParce que le client vit à la maison
Ajustement de poids volumétriqueSi la boîte est plus grosse que nécessaire
Frais de zone étendueSi le code postal est hors des grandes villes
Surcharge de haute saisonSi vous avez expédié en décembre
TaxeTVH ou TVQ sur le total

Vous avez réservé l'envoi en pensant à un seul chiffre. Sept lignes plus tard, le vrai coût est bien plus élevé. Multipliez par 500 colis par mois, et vous voyez où votre marge est passée.

Pourquoi vérifier les factures à la main ne marche jamais

Les factures de transporteur sont longues, codées et formatées pour des machines. La personne aux opérations d'une petite marque ouvre le PDF, voit un total qui a l'air à peu près bon, et paie.

Les problèmes cachés là-dedans :

  • Livraisons en retard qui devraient déclencher un remboursement mais ne le font pas
  • Frais résidentiels chargés sur des adresses commerciales
  • Poids volumétrique mal mesuré
  • Frais de correction d'adresse où l'adresse était correcte
  • Charges en double sur le même numéro de tracking
  • Surcharges appliquées à d'anciens taux plus élevés

Une personne ne peut pas attraper ça à travers des milliers d'envois. Le calcul est trop gros et les codes sont trop denses.

Ce qu'il faut vraiment vérifier cette semaine

Ouvrez votre dernière facture de transporteur. Faites ces quatre choses :

  1. Choisissez dix envois au hasard. Additionnez chaque ligne pour chacun. Comparez le total à ce que votre grille tarifaire et votre barème de surcharges disent que ça devrait être.
  2. Cherchez des frais résidentiels sur toute adresse que vous savez être un commerce.
  3. Vérifiez cinq colis dont vous connaissez le vrai poids et la taille de la boîte. Recalculez le poids volumétrique vous-même. Voyez si le chiffre du transporteur concorde.
  4. Trouvez tout colis livré en retard. Vérifiez si vous avez été crédité.

Si vous trouvez des erreurs dans dix envois, vous avez des erreurs dans toute la facture. C'est comme ça que ça marche.

Le point à retenir

Les surcharges ne sont pas une arnaque. C'est comme ça que les transporteurs facturent le vrai coût de déplacer votre colis. Le problème, c'est qu'elles sont invisibles sur la grille tarifaire et difficiles à attraper sur la facture.

Si vous expédiez 500 colis ou plus par mois, trois choses font une vraie différence :

  • Connaissez chaque surcharge dans votre contrat et vérifiez le taux courant sur le site du transporteur chaque mois
  • Ajustez la taille de vos boîtes pour que le poids volumétrique arrête de vous gruger
  • Automatisez la vérification des factures pour que les erreurs et les remboursements manqués ne passent pas

Ce dernier point, c'est ce que notre TMS fait chez Shipply. Il lit chaque ligne de chaque facture, signale ce qui semble anormal, et dépose les réclamations de remboursement pour vous. C'est la partie de l'expédition qu'une personne ne peut pas bien faire, peu importe à quel point elle essaie.